Les FinTechs en 2016

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Les Fintechs en France 2016.

Des services financiers pointus pour tous. Passer à la finance du futur avec les fintechs.
Bankin, Linxo, Compte Nickel ou encore Leetchi il existe une centaine de FinTechs en France. Contraction de finance et de technologie, ce terme désigne des entreprises concurrençant les acteurs traditionnels (banque, gestion de patrimoine) grâce à la technologie dans le domaine des finances personnelles. Grâce à elles, le particulier a accès à certains services à moindre coût, on peut tout simplement bénéficier de prestations autrefois réservées aux clients les plus aisés. Certaines FinTechs n’en sont encore qu’au stade embryonnaire, mais d’autres sont déjà bien installées : le compte sans banque Nickel affiche plus de 240 000 clients, tandis que l’appli de gestion de budget Bankin compte plus d’un million d’utilisateurs.

(Source INTERET PRIVE avril 2016)

Les conditions sont aujourd’hui réunies pour que les FinTechs se développent dans tous les domaines des finances personnelles : la réglementation et la technologie sur le traitement des données ont évolué. Comme dans le tourisme avec l’explosion de la vente en ligne, la finance s’ouvre progressivement à un nouveau mode de consommation.

Des services utiles pour tous

Le secteur le plus développé est sans conteste celui de la banque au quotidien. Ainsi, les applis de gestion comme Banki et Linxo

Les Fintech en France - 2016
Les FinTechs en 2016

permettent d’un seul coup d’œil d’avoir une vision précise de tous vos comptes dans toutes vos banques. Plusieurs FinTechs se sont aussi développés dans le domaine des paiements : les cagnottes comme Leetchi ou Le Pot Commun permettent de collecter de l’argent pour réaliser un cadeau à plusieurs pour un anniversaire, un pot de départ, un voyage, etc. toujours en matière de paiement, Paytop permet d’envoyer facilement de l’argent à l’étranger, tandis que Lydia permet de payer des particuliers ou des professionnels par carte bancaire via un Smartphone. Peu à peu toutes ces entreprises empiètent sur le domaine des paiements, la chasse gardée des banques jusqu’à maintenant. « Désormais, le consommateur n’associe plus systématiquement le paiement à un compte bancaire : il a accès à d’autres solutions comme les applications mobiles telles que les cagnottes ou le Compte Nickel. C’est autant de marge en moins pour les banques », décrypte Alain Clot, le président de l’association France FinTech lancée en juin 2015, et qui regroupe aujourd’hui une soixantaine d’acteurs.

Le Compte Nickel est un compte sans banque distribué par les buralistes. Le client l’alimente par virement ou en déposant des espèces dans l’un des 1 200 bureaux de tabac partenaires, puis peut payer avec sa carte MasterCard. Coût annuel : 20 euros. 241 000 comptes ont déjà été ouverts. Certains l’utilisent pour un séjour à l’étranger par crainte de perdre ou de se faire voler leur carte bancaire, d’autres pour régler leurs achats sur internet, d’autres enfin en alternative aux banques traditionnelles qui leur coutent trop cher.

Le secteur de l’assurance est en revanche relativement peu développé pour l’instant, à l’exception de Fluo qui traque les doublons en matière d’assurances et de InsPeer qui permet de mettre en commun les franchises d’assurance (montants non remboursés) en cas de sinistre afin de mutualiser les risques avec les autres inscrits.

Ou pour gérer son épargne

Les FinTechs commencent aussi à émerger dans le secteur de l’épargne. Ainsi, les conseillers-robots se développent, à l’instar de Advize, Yomoni, Marie Quantier ou encore FundShop. Ils proposent aux particuliers de gérer automatiquement leur contrat d’assurance vie en fonction de leur profil de risque en pilotant l’allocation entre unité de compte. Un service rendu plus accessible, alors qu’il faut souvent disposer de plusieurs dizaines de milliers d’euros pour accéder à la gestion pilotée dans les réseaux traditionnels.

Les FinTechs sont aussi de plus en plus nombreuses dans le secteur du financement participatif (ou crowdfunding). Ainsi Unilend, Lendix, Crédit.fr, Finsquare ou encore Lendopolid permettent à des particuliers de prêter de l’argent à des entrepreneurs moyennant rémunération D’autres sites comme Anaxago, Sowefund, SmartAngels ou WiSeed proposent d’investir au capital de PME. Selon le baromètre du crowdfunding 2015*, 2,3 millions de particuliers ont déjà soutenu un projet sur une plateforme de crowfunding depuis leur lancement.

* réalisé par CompinnoV pour l’association Financement Participatif France.

 

Les FinTechs dans le Monde en 2016

Les FinTech ont-elles été adoptées par tout le monde ?

(Source l’Atelier)

Selon une récente étude d’Ernst & Young Global Lead, la consommation des services et produits FinTech serait en passe de doubler d’ici la fin de l’année 2016.

C’est officiel, les FinTech – des services financiers en ligne – conquièrent de plus en plus d’usagers. Une étude menée par Ernst & Young fin 2015 sur 10 131 personnes habituées aux outils numériques et provenant d’Australie, du Canada, des Etats-Unis, de Hong Kong, de Singapour et du Royaume-Uni, montre qu’en moyenne, 15,5% d’entre elles ont déjà utilisé au moins deux produits FinTech ces six derniers mois. Hong Kong arrive en tête avec 29,1% d’usagers parmi les sondés, alors qu’au Canada, on n’en trouve que 8,2%. Si l’on en croit les prévisions, ces taux pourraient doubler dans l’année qui vient.

Usage des Fintechs
Usage des Fintechs

 

Les services les plus pratiqués semblent être les plus simples : le paiement électronique et les virements. En effet, lorsqu’on demande aux personnes ce qui les pousse à utiliser telle ou telle technologie financière, c’est la simplicité d’accès qui prime. Ouverture d’un compte en quelques clics et ergonomie attractive sont les maîtres mots des services qui marchent. Mais qui sont ces usagers ? L’étude montre que la tranche d’âge des 18-34 ans est la plus susceptible d’avoir recours aux FinTech, à condition que les individus gagnent convenablement leur vie. En effet, plus de la moitié – 52,4% – des utilisateurs réguliers de cette tranche d’âge gagnent plus de 150 000 dollars par an. C’est vingt fois plus que les seniors à faibles revenus.

53,2% des sondés qui n’ont jamais utilisé de service FinTech ne savaient pas que cela existait et 32,3% d’entre eux estiment ne pas en avoir besoin. De quoi donner quelques challenges aux prestataires du milieu pour mieux faire connaître leurs produits.

fintechs-dans-le-monde
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