Green Bonds

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Définition d’un green bond. Le principe d’un Green bond est qu’une entreprise, une association ou une organisation internationale émet une obligation sur les marchés financiers afin de financer un projet ou une activité à bénéfice environnemental.

Une green bond, terme que l’on traduit par obligation environnementale, est une émission obligataire que lance une entreprise, une organisation internationale ou une collectivité locale sur les marchés financiers pour financer un projet ou une activité à bénéfice environnemental. Les green bond attirent plus particulièrement les investisseurs responsables qui recherchent un double bénéfice financier et environnemental. Ces green bond se développent particulièrement depuis 2013 en France et partout dans le monde.

Le marché des obligations vertes est en plein essor : 4,5 milliards d’euros en 2012, 20 milliards d’euros attendus en 2014 et plus de 100 milliards en 2016 selon les spécialistes.

Il reste 3 challenges à relever pour lever les risques et généraliser la démarche au maximum pour toutes les opérations.

(Source : Le Monde)

1. Renforcer la méthode

Aujourd’hui, il n’existe pas de méthode robuste et reconnue d’évaluation des projets, d’autant que les méthodes traditionnelles d’évaluation ISR sont orientées sur des évaluations des grandes capitalisations boursière, et non des projets que les obligations de sont appelées à financer.

Il faudra construire des référentiels d’évaluation de projet tenant compte des spécificités sectorielles et ne se limitant pas à des considérations énergétique, mais incluant également des critères de décision sur la biodiversité, la toxicité, la gestion des ressources, les impacts sociaux, etc… C’est donc un chantier de co-construction avec des acteurs de la finance, des industriels de tous secteurs, les pouvoirs publics qui s’annonce.

2. Elargir aux grands projets de transition énergétique et écologique

Pour le moment, les obligations vertes restent utilisées par des acteurs publics ou des entreprises dont l’activité est liée à des questions de développement durable (comme les acteurs de l’énergie par exemple).

Ce véhicule sera néanmoins amené à financer des projets de transition dans des entreprises pour qui le « lien à l’environnement » sera moins évident. C’était notamment le cas hier d’Unilever et la rénovation de ses usines, d’Unibail et de son parc immobilier et demain peut-être d’un Total, BP, Vallourec ou Eramet ? Une méthodologie qui garantit la plus-value environnementale ou sociétale des projets financés sera d’autant plus nécessaire pour rassurer les investisseurs et les parties prenantes que l’activité de l’entreprise sera sujette à controverse. Et c’est ainsi qu’on pourra financer le nombre le plus large de projets des entreprises engagées dans la transition.

3. Convaincre les émetteurs

Les entreprises et les collectivités qui se financent aujourd’hui grâce aux greenbonds n’ont pas encore déployé les outils de mesure et de reporting suffisants sur les impacts (positifs ou négatifs) sur l’environnement et le social des projets financé. Même le fléchage des investissements vers des projets dont les impacts seraient entendus a priori comme positifs (ex : renouvelables, transports en commun, etc.) n’est pas toujours garantie.

Pour bénéficier d’une base d’investisseurs plus large, de l’effet d’image important liée à ce type d’émission, et peut-être à terme de taux d’emprunt plus avantageux, les émetteurs devront apporter des éléments de preuve plus importants. La conférence bancaire et financière du 23 juin sur le financement de la transition énergétique abordera sans doute le sujet. Mais n’attendons pas qu’il soit trop tard pour construire une méthode d’évaluation des projets soumis à obligations vertes ! Il serait dommage de gâcher un outil de financement de la transition aussi prometteur.

 

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